Membres fondateurs


Elisa Roesch 58 ans.
Mariée, maman d'une fille, j'ai été chef d'entreprise avant de me réorienter vers la thérapie psycho-corporelle, l'écriture et le scénario. Je suis passionnée d'art, de musique et de chant ; je pratique la randonnée avec mes animaux, pour lesquels j'ai un grand amour, ainsi que la méditation de pleine conscience.






Pierre Roesch 74 ans
Marié, père de 5 enfants, chef d'entreprise dans le secteur de l'alimentaire.
Trésorier de l'association, je suis concerné et engagé pour la cause des personnes victimes de violence. Je suis passionné d'astronomie ; je pratique la méditation et la randonnée.
Chloé Roesch 35 ans
J'ai fait des études de commerce et exercé dans différents secteurs. Passionnée de sport, j'ai fait le choix d'une transition professionnelle pour devenir coach sportive, avec une approche et des connaissances poussées du corps et de la psychologie.
Mina Canonico 69 ans
Mère de 2 enfants, retraitée après une carrière d'employée de bureau, j'ai accueilli des personnes en milieu médical et scolaire pendant plus de 20 ans.
Bénévole dans plusieurs associations (Agir Ensemble, l'ACAP, DP), je suis passionnée de danse depuis 20 ans.


Gilles Blondé 56 ans
Père de 3 enfants, gestionnaire d'un établissement scolaire de l'enseignement catholique. Diplômé en gestion et stratégie d'entreprise (DESS IAE Strasbourg), j'ai débuté mon parcours dans l'agroalimentaire (viticulture), puis dans le textile et le BTP, avant de fonder un cabinet conseil spécialisé en contrôle de gestion. Je travaille depuis plus de 20 ans dans l'enseignement catholique.
Passionné par les animaux — notamment les chiens — et par l'architecture, je pratique le VTT et la marche. Je suis également président d'une compagnie de théâtre professionnelle.
ELISA ROESCH PRÉSIDENTE DES TOITS DE L'ÂME SON HISTOIRE
Les Toits de l'Âme est né d'un constat simple et d'une conviction tenace : en France, une personne victime de violences — sexuelles, conjugales, intrafamiliales — se heurte trop souvent à un désert. Désert médical, quand il n'y a pas de professionnel formé au psychotraumatisme à proximité. Désert financier, quand l'accompagnement a un coût que beaucoup ne peuvent pas assumer. Désert de reconnaissance, enfin, quand ni l'entourage ni les institutions n'ont les clés pour comprendre ce qui s'est joué. Notre association existe pour combler ces vides — en créant un lieu de vie et d'accueil, et en portant ce sujet dans l'espace public.
Je sais de quoi je parle parce que j'ai traversé cela : enfance maltraitée, viol, inceste, violences conjugales avec tentative de meurtre. Ce vécu n'est pas ce qui me définit aujourd'hui, mais c'est ce qui a rendu ce projet non négociable pour moi. En 2012, après des années à tenir cette histoire à distance, mon corps m'a rattrapée. Suite à un effondrement neurologique sévère, j'ai traversé l'errance médicale, l'absence de réponses, la solitude que cela implique — et j'en suis sortie avec une certitude : la reconstruction est possible, même après l'horreur, mais elle ne devrait pas dépendre du hasard de qui vous croisez sur votre chemin.
Forte de mon expérience et des connaissances acquises sur ce chemin de reconstruction, j'accompagne depuis plusieurs années des personnes dans cette voix d'ouverture du champs des possibles. Je suis également autrice, scénariste et réalisatrice, je porte ce sujet par la création. J'écris actuellement un scénario de long métrage et je développe une série documentaire consacrée aux violences faites aux femmes et à la reconstruction post-traumatique. La fiction et le documentaire sont pour moi des outils politiques autant qu'artistiques — des espaces où la parole, trop souvent confisquée par la honte ou le silence familial, peut enfin circuler et atteindre un public large, au-delà du cercle des personnes directement concernées.
Les Toits de l'Âme s'inscrit dans ce même mouvement : ouvrir un lieu, ouvrir une parole, ouvrir une compréhension collective. Nous travaillons en lien avec des professionnels de santé, des thérapeutes et des acteurs du territoire, dans une logique de complémentarité et non de substitution aux parcours de soin existants.
Faire exister ce premier lieu, pour qu'il puisse ensuite essaimer sur le territoire sous d'autres directions, est aujourd'hui notre priorité. C'est un projet de société autant qu'un projet associatif — et nous cherchons les partenaires prêts à le construire avec nous.
Elisa Roesch, Présidente des Toits de l'âme.
